De nouveaux chiffres de l’IIF mettent en lumière la place du secteur du froid

À l’occasion de la publication prochaine de deux nouvelles Notes d’Information, l’IIF a établi de nouveaux chiffres illustrant l’importance du secteur du froid.

Conformément au champ d’action de l’Institut International du Froid, le secteur du froid comprend la chaîne du froid des produits alimentaires et des produits de santé, le conditionnement d’air, la cryogénie et les pompes à chaleur.

 

Le froid a de multiples applications et est présent dans bon nombre de domaines tels que l’alimentation, la santé, l’industrie et l’énergie. À ce titre, lors de la COP28, il a été reconnu par les Nations Unies comme une priorité en matière de développement, en raison des avantages qu’il offre à la vie humaine, et comme une priorité environnementale en raison de son impact sur le changement climatique. 

 

Dans les prochains mois, l’IIF publiera deux Notes d’Information qui contiennent de nouveaux chiffres permettant de mettre en lumière l’importance croissante du froid dans l’économie et de quantifier son impact énergétique et environnemental actuel et futur : 

  • une nouvelle Note d’Information sur l’empreinte carbone du conditionnement d’air ; 
  • une mise à jour de la Note d’Information sur le rôle du froid dans l’économie mondiale (voir la version 2019).

Sur la base des résultats obtenus lors des travaux préparatoires de ces notes, l’IIF aboutit aux conclusions suivantes : 

  • La consommation électrique imputable au secteur du froid (hors pompes à chaleur) représente environ 20 % de la consommation mondiale d’électricité, 
  • Les émissions de CO2 correspondantes sont équivalentes à environ 10 % des émissions mondiales liées à l’énergie (1). 

Comparés à ceux publiés précédemment par l’IIF, ces chiffres traduisent une augmentation de l’utilisation du froid et illustrent son importance grandissante.  

 

Le conditionnement d’air est la composante principale de cette consommation d’électricité et de ces émissions. Étant un moyen essentiel de s’adapter au réchauffement climatique, sa contribution est amenée à augmenter, sans mise en œuvre de mesures fortes d’atténuation de son impact. Toutefois, des marges de manœuvre importantes existent pour inverser cette tendance et permettre une diminution sensible des émissions du conditionnement d’air à l’horizon 2050. Dans cette optique, les technologies de refroidissement urbain, de refroidissement solaire et de refroidissement passif sont à considérer en priorité.

 

Outre le conditionnement d’air, la diminution de l’empreinte carbone du secteur du froid dans son ensemble nécessite la promotion de technologies et d’équipements à haute efficacité énergétique et l’adoption rapide de frigorigènes à faible ou très faible impact sur le climat. Plus généralement, le recours accru à des modes de production d’électricité décarbonée, faisant appel aux énergies renouvelables, aurait un bénéfice environnemental élargi à tous les équipements qui consomment de l’électricité. 

 

Sources:

(1) https://www.iea.org/reports/co2-emissions-in-2023