Un rapprochement entre l’industrie et la recherche pourrait optimiser l’efficacité des pompes à chaleur et réduire les coûts

Christian Vering, membre du Conseil Science et Technologie (CST) de l’IIF, a coécrit un article qui met en lumière comment l’amélioration des méthodes d’essai et une collaboration accrue entre les fabricants et les chercheurs pourraient améliorer les performances des pompes à chaleur et les coûts associés.

Dans un récent article paru dans Nature Partner Journal (npj) Clean Energy [1] et corédigé par Christian Vering, membre du CST de l’IIF, membre junior de la commission E2 et vice-président du groupe de travail sur la révision des lignes directrices relatives à la performance climatique sur le cycle de vie (LCCP2) de l’IIF, aborde le défi que représente la conception de unités de pompes à chaleur offrant des performances et un rapport coût-efficacité optimaux. Bien que les pompes à chaleur soient une technologie essentielle à la décarbonisation du secteur du bâtiment, leur coût initial est plus élevé que les unités traditionnelles de chauffage. Il est donc essentiel de les choisir et concevoir convenablement afin les déployer à grande échelle.

 

Les auteurs soulignent qu’une conception optimale des pompes à chaleur ne se limite à choisir des unités sur la seule base des indicateurs de performance normalisés. Le coefficient de performance saisonnier (CPS) revêt une importance cruciale dans l’identification de solutions visant à réduire les coûts globaux tout au long du cycle de vie de l’unité. L’article montre que les méthodes de conception et les procédures d’essai actuelles ne prennent pas toujours en compte tous les facteurs qui influencent le fonctionnement global en conditions réelles. Les stratégies de régulation, le comportement cyclique et les processus de dégivrage sont des exemples de facteurs susceptibles d’affecter les performances attendues.

 

Vers l’amélioration des données et du déploiement des pompes à chaleur

 

L’article aborde également la nécessité d’une collaboration plus étroite entre les fabricants et la communauté scientifique. Les auteurs suggèrent que des données de performance plus exhaustives, y compris des mesures d’exploitation dynamiques dans différentes conditions de température et des informations sur le fonctionnement du chauffage d’appoint, favoriseraient l’élaboration de méthodes de conception améliorées et des prévisions plus fiables sur les performances saisonnières.

 

Selon les auteurs, de meilleures données pourraient contribuer à éviter le surdimensionnement généralisé des unités de pompes à chaleur, ce qui permettrait de réduire les coûts initiaux d’investissement, tout en améliorant l’efficacité opérationnelle. L’article conclut que la combinaison de procédures d’essai améliorées et de méthodes avancées de conception des systèmes profiterait à la fois aux fabricants, aux installateurs et aux utilisateurs finaux. À terme, cela devrait permettre une transition plus rapide et rentable vers des technologies de chauffage à faible émission de carbone.

 

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Effect of Oversizing Impact du surdimensionnement
Total cost increase Hausse des dépenses globales
Oversizing Factor Facteur de surdimensionnement

Figure 1. Impact du surdimensionnement sur les installations de pompes à chaleur : hausse des dépenses globales proportionnelle à celle des facteurs de surdimensionnement. [1]

 

Pour plus en savoir plus, lire l’article libre d’accès dans npj Clean Energy.

 

 

Sources :

[1] Römer, F., Vering, C., Göbel, S. et al. Towards optimal heat pump system design: with a little help from the manufacturers. Nj Clean Energy 2, 12 (2026). https://doi.org/10.1038/s44406-026-00028-6