L’IIF au GTCNL 48

Bangkok, 14 juillet 2026 — L’Institut international du froid (IIF) a officiellement lancé sa dernière publication technique, La déshumidification appliquée au conditionnement d’air, lors d’un événement parallèle organisé pendant la 48ᵉ réunion du Groupe de travail à composition non limitée (GTCNL48) du Protocole de Montréal, qui s’est tenue au Centre de conférence des Nations Unies à Bangkok. 

L’IIF lance une nouvelle note d’information sur la déshumidification lors d’un événement parallèle du GTCNL48 à Bangkok 

 

Organisé conjointement avec l’Association chinoise du froid, l’évènement a réuni chercheurs, représentants du secteur industriel et décideurs politiques pour une soirée consacrée à l’une des fonctions les plus énergivores, et trop souvent négligées, du conditionnement d’air : l’élimination de l’humidité de l’air. 

 

Pourquoi la déshumidification est-elle cruciale ? 

La déshumidification est responsable de plus de la moitié de la charge de refroidissement, et de la consommation énergétique associée, dans de nombreuses unités de conditionnement d’air, en particulier dans les régions à climats chauds et humides. Avec l’expansion de la demande en refroidissement en Asie du Sud-Est et dans d’autres régions tropicales, l’importance de maîtriser efficacement l’humidité pour limiter l’empreinte énergétique et climatique de cette expansion est de plus en plus reconnue comme étant cruciale. En réunissant dans une même salle chercheuse, industriels et décideurs politiques, cet événement parallèle visait à approfondir la réflexion sur la manière dont un déploiement plus rapide de technologies de déshumidification écoénergétiques peut soutenir à la fois les objectifs d’atténuation et d’adaptation climatiques dans le cadre du Protocole de Montréal. 

 

Au cœur de l’événement parallèle 

La soirée a débuté à 18 h avec un cocktail de bienvenue et un moment de réseautage, créant une ambiance conviviale avant les discours officiels.

 

Souhir Al-Hammami, représentante de l’IIF, a accueilli les participants et a ouvert la session, laissant ensuite la parole à Wang Congfei, de l’Association chinoise du froid, qui a coorganisé l’événement. La nouvelle publication a ensuite été présentée au public, accompagnée d’une introduction expliquant son contexte et de son champ d’application. 

 

 

La partie la plus technique de la soirée s’est articulée autour de trois exposés : 

  • Le Pr Zhang Tao (Université Tsinghua) a commencé par une vue d’ensemble et une comparaison des procédés de conditionnement d’air et des technologies de déshumidification, couvrant les approches existantes aux approches émergentes. 
  • Le Dr Zhiyao Ma (Université Tsinghua) a ensuite abordé les technologies émergentes et leurs applications dans l’industrie. 
  • Miki Yamanaka (Daikin) a apporté une perspective industrielle, soulignant les défis concrets et les opportunités auxquels qui se présentent aux fabricants au moment de lancer des solutions de déshumidification écoénergétiques sur le marché. 
  • Marco Duran de l’IIF a ensuite présenté les recommandations et mesures clés tirées la publication à l’intention des décideurs politiques, traduisant ainsi les conclusions techniques en prescription à destination des régulateurs et des instances de internationales. 

Une séance de questions-réponses ouverte a donné la parole à l’ensemble des intervenants. Zhao Na, de l’Association chinoise du froid, a prononcé le mot de clôture et a expliqué les prochaines étapes, mettant ainsi fin à l’événement à 20 h. 

 

L’IIF s’allie au Carbon Containment Lab et à l’ONUDI pour entamer une réflexion sur le potentiel des technologies alternatives de refroidissement dans la réduction progressive des HFC 

En partenariat avec le CC Lab et l’ONUDI, l’IIF a organisé l’évènement parallèle « Unlocking Alternative Cooling Technologies at Scale: Towards Kigali+10 and Beyond » (Déployer les technologies de refroidissement alternatives à grande échelle : vers Kigali+10 et au-delà). Maas Goote, de Carraway Strategies, a agi en tant que modérateur lors de l’événement, en accueillant les participants. 

 

Marco Duran a présenté au public les recherches actuellement menées par les partenaires pour établir une proposition de taxonomie et une cartographie des technologies alternatives de refroidissement. Cet effort vise à promouvoir une compréhension et une terminologie communes entre les secteurs, ainsi qu’un outil d’aide à la décision facilitant l’intégration de ces technologies comme solutions contribuant aux engagements du Protocole de Montréal. 

 

Le Pr Suxin Qian, de l’Université Xi’an Jiaotong, a exprimé son point de vue sur l’accessibilité, la maturité et les applications actuelles de ces technologies sur le marché. Öznur Öztürk a quant à elle présenté l’opinion des start-ups et des entreprises qui déploient des technologies alternatives pour offrir des solutions immédiatement disponibles sur le marché. La table ronde a réuni LiazzatRabbiosi (ONUDI), Tapio Reinikainen (Finlande), Leslie Smith (Grenade), le Pr Suxin Qian (Université Xi’an Jiaotong) et Scott Stone (Glencoe Strategies), pour discuter des expériences de la Finlande et de la Chine dans le déploiement d’applications de ces technologies, des efforts de la Grenade pour développer les applications de refroidissement par eau profonde, des opportunités offertes par les technologies sans frigorigène pour contribuer à la réduction progressive des HFC en vertu du Protocole de Montréal, ainsi que du grand potentiel commercial pour déployer ces technologies à plus grande échelle. 

 

Établir un lien entre le secteur de la maintenance et la transition des frigorigènes 

Marco Duran représentait également l’IIF lors de l’événement parallèle « Preparing the Servicing Sector for HFC Alternatives to Support Kigali Implementation » (Préparer le secteur de la maintenance aux alternatives aux HFC pour appuyer la mise en œuvre de l’Amendement de Kigali), organisé par le Conseil de défense des ressources naturelles (NRDC) et la Coalition pour le climat et l’air pur (CCAC). Cet événement a mis en avant des expériences et bonnes pratiques issues des Parties visées et non visées à l’article 5, dans l’élaboration et la mise en œuvre de programmes de formation et de certification des techniciens de maintenance. Les discussions ont porté sur les principaux enseignements tirés, les politiques favorables, les dispositifs institutionnels et les modèles de renforcement des capacités susceptibles d’aider ces Parties à renforcer l’état de préparation du secteur de la maintenance et à soutenir la mise en œuvre de l’Amendement de Kigali.