Forum de l'ONUDI sur le refroidissement durable 2026

Le Forum sur le refroidissement durable, organisé par l'Organisation des Nations Unies pour le développement industriel (ONUDI) à Vienne en avril 2026, a réuni des représentants de haut niveau issus des gouvernements, des organisations internationales et de la communauté scientifique afin d'aborder l'un des défis mondiaux les plus urgents : garantir un accès durable et équitable au refroidissement.

Séance d'ouverture

La séance d'ouverture a réuni des représentants de haut niveau. Mme Yosr Allouche, directrice générale, a eu l'honneur de représenter l'IIF et de participer à la table ronde aux côtés de M. Gerd Müller, directeur général de l'ONUDI ; M. S.E. Balarabe Abbas Lawal, ministre de l'Environnement du Nigeria ; M. S.E. Aiman A. Suleiman, ministre de l'Environnement de Jordanie ; Mme Megumi Seki Nakamura, secrétaire exécutive du Secrétariat de la Convention de Vienne et du Protocole de Montréal (ozone) ; Mme Tina Birmpili, directrice du Fonds multilatéral pour la mise en œuvre du Protocole de Montréal.

 

Au cours de cette séance d'introduction, les réalisations mondiales ont été mises en avant, telles que l'élimination de 99 % des substances appauvrissant la couche d'ozone, ainsi que la responsabilité collective urgente qui nous incombe de développer des solutions abordables et évolutives et d'intégrer le refroidissement dans un système énergétique durable plus large. Il a également été souligné qu'il est nécessaire de relever les défis liés au refroidissement par des mesures d'atténuation, d'adaptation et en intégrant des solutions fondées sur la nature.

 

Rôle de l'IIF

En tant que partenaire technique de l'ONUDI, l'IIF a renforcé son rôle stratégique dans la mise en relation de la science et des politiques grâce à son approche « Science of Cold in Action ».

 

Au cours des derniers mois, l'IIF a ainsi contribué aux actions de l'ONUDI en élaborant une cartographie et une taxonomie des technologies de refroidissement alternatives (ACT), en collaboration avec le Carbon Containment Lab. Ce travail combine deux perspectives complémentaires : les principes scientifiques fondamentaux et les applications pratiques.

 

Mme Anna Pacak a présenté les travaux de l'IIF en expliquant comment une structuration scientifique peut soutenir le processus décisionnel en sélectionnant la technologie appropriée et raisonnable en fonction de l'application de refroidissement et des conditions climatiques. Il convient de mentionner que la taxonomie des ACT reflète la diversité des technologies disponibles, y compris les solutions passives, actives et hybrides, ainsi que leur combinaison avec les technologies frigorifiques classiques.

 

Ce message a trouvé un écho dans l'approche systémique présentée par M. Steffen Lohrey de l'IIASA, ainsi que dans les solutions d'adaptation présentées par Eleonora Gatti de l'ONUDI. Ces contributions ont renforcé l'importance d'aborder les défis du refroidissement durable de manière intégrée.

 

Perspectives issues du forum de Vienne sur l'énergie et le climat

Au cours du Forum, Mme Anna Pacak et M. Alberto Coronas, représentants de l'IIF, ont également pris part au Forum international de Vienne sur l'énergie et le climat, organisé par l'ONUDI. À l'écoute de M. Hans Joachim Schellnhuber, de l'Institut international pour l'analyse des systèmes appliqués (IIASA), un message clé s'est dégagé : nous ne pouvons pas réduire la complexité ; nous devons l'accepter et embrasser la diversité.

 
De la connaissance à la mise en œuvre

Cela illustre directement comment le fait d'embrasser la diversité des solutions peut répondre à la complexité des défis liés au refroidissement. Dans ce contexte, la taxonomie élaborée ne représente pas seulement une classification technique, mais elle montre également la diversité des solutions qui peuvent aider à gérer la complexité grâce à une réflexion systémique lors de la conception de systèmes de refroidissement durables.

 

Le Forum sur le refroidissement durable a démontré que, bien que les technologies soient disponibles, le principal défi réside dans la mise en relation de la science, des politiques et de la mise en œuvre. Aborder le refroidissement durable nécessite des approches coordonnées, une collaboration renforcée et la capacité à déployer les solutions adaptées à des contextes spécifiques.